STADE FRANCAIS - CLUB FRANCAIS 3-1


STADE FRANCAIS 3CLUB FRANCAIS 1
Division 1 Groupe Paris
11eme journée, 3000 spectateurs
31/01/1932
Stade Buffalo, Montrouge

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Compte rendu dans la presse
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Stade Français bat Club Français par 3 buts à 1 La malchance a-t-elle délaissé, cette fois, les rangs du Stade Français ? Il est permis de l'espérer, du moins sur le match fourni hier, à Buffalo, par les équipiers de Bunyan. Devant 3.000 personnes environ, les Stadistes ont dominé leurs adversaires et produit un football de qualité. La défense des vainqueurs, où brillaient Chaisaz et Peythieu, endigua chaque fois avec sûreté et beaucoup de décision, les essais des avants « tangos », qui manquèrent de cohésion. Dumas et Largillière, les deux ailiers du Club tentèrent souventes fois et réussirent même en quelques occasions à donner le ballon au trio central; mais Mercier, Haas et Ksentini, temporisant trop, ne surent en profiter. Les demis du Club ne paraissaient pas dans un bon jour, mais il est vrai qu'ils eurent tant de travail à fournir en défense, qu'ils ne purent alimenter leur attaque. Au contraire, Schuster, Belin et Lempereur, dont la tâche en défense était facilitée par les dégagements de Deffayet et Peythieu, alimentèrent sans cesse leurs avants qui, durant tout le match, mirent Parkes et Huvier sur les boulets. Le gardien de but du Club, Omhever, ne put rien contre les trois buts qui lui furent marqués en première mi-temps; stoppant, au contraire, avec beaucoup d'à-propos, de nombreux shots dangereux de Bunyan, Cahen et Pavillard. Parkes, lui-même, bottant le penalty sévère accordé à son club, manqua semble-t-il de sang-froid et le plaça dans les mains du grand Chaisaz. Le Stade a gagné, hier, en grande équipe et mérite en tous points sa victoire. Le match fut en grande partie à l'avantage du Stade, surtout en première mi-temps au cours de laquelle Cahen marqua le premier but entre Parkes et Huvier, après que Omhever eut manqué le centre en retrait de Bunyan. Il y avait plus d'une demi-heure de jeu, lorsque Moerk, surgissant sur un centre à mi-hauteur de Pavillard, ajouta le second but d'une tête magnifique. Après une courte réaction du Club, Bunyan plaça hors de portée de Omhever une balle qu'il avait reçue de Gerolami. Ce ne fut que vingt minutes après la reprise que Ksentini put sauver l'honneur du Club, trompant Chaisaz à la suite d'un cafouillage. Et le Stade accentua sa pression sans parvenir à ajouter à la marque, l'emportant par 3 buts à 1. — E B



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